Le Gouvernement persiste à remettre en cause les ASA parentales
Lors du conseil commun de la Fonction Publique (CCFP) du 29 avril 2026, la CFDT a voté contre le projet de décret qui aligne par le bas les autorisations spéciales d’absences (ASA) parentales et familiales par rapport à l’existant.
Lors du conseil commun de la Fonction Publique (CCFP) du 29 avril 2026, la CFDT a voté contre le projet de décret qui aligne par le bas les autorisations spéciales d’absences (ASA) parentales et familiales par rapport à l’existant.
A la suite du vote unanime des organisations syndicales contre un projet de décret régressif sur les ASA familiales et parentales lors du CCFP du 8 avril 2026, une seconde instance s’est réunie le 29 avril 2026 sur le même sujet.
Les bougés insuffisants du ministre
La veille de ce second CCFP, le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel, avait décidé de faire passer les ASA pour mariage et pour PACS de la nécessité de service à la catégorie des ASA de droit. Le ministre avait également décidé que les ASA pour le décès du conjoint (qui sont également désormais de droit) passerait de 3 jours à 5 jours.
En revanche, malgré l’insistance de la CFDT, et de toutes les organisations syndicales, le gouvernement refusait de revenir à 12 jours d’ASA pour un couple quel que soit le modèle familial. Rappelons que seules les familles monoparentales bénéficieront de 12 jours, et l’agent public en couple de 6 jours. De même, le gouvernement a toujours refusé que le projet de décret soit un socle permettant des négociations « au plus proche du terrain » dans les 3 versants pour au moins garantir les droits acquis.
Le gouvernement isolé
Non seulement les organisations syndicales ont voté toutes contre le projet de décret, mais la fédération des hospitaliers de France « a boycotté » le CCFP, et la représentante des employeurs territoriaux a fortement critiqué le ministre de l’Action et des Comptes publics. Elle s’est abstenue lors du vote.
Paris, le 30 avril 2026