Les points noirs s'accumulent aussi dans la Fonction publique

Publié le 15/11/2012 (mis à jour le 29/01/2013)
Le Figaro, 14 novembre 2012

Le calme avant la tempête ? Pour l'instant, les organisations syndicales de la fonction publique n'appellent pas à des actions d'ampleur qui contesteraient la politique menée par le gouvernement Ayrault à l'égard des agents de l'État. La CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l'Unsa se contenteront de participer ce mercredi à la mobilisation « anti-austérité » à l'appel de la Confédération européenne des syndicats. Quant au cycle de concertations lancé en octobre par le gouvernement, censé couvrir tous les grands sujets de la fonction publique, il se déroule sans encombre. Lundi, la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a lancé la discussion sur les conditions de travail. Un sujet plutôt consensuel. Sans surprise, les organisations syndicales sont sorties plutôt satisfaites de la première réunion, où il a été notamment décidé de lancer rapidement des négociations sur la prévention des risques psychosociaux. Mais à l'avenir, les choses pourraient se corser. Les prochaines réunions sur les carrières et les rémunérations, elles aussi incluses dans le cycle de discussions, risquent d'être plus difficiles. Car le gouvernement n'a pas grand-chose, à vrai dire, à offrir aux fonctionnaires. Dans une interview à la revue Acteurs publics datée du 29 octobre, Jérôme Cahuzac, le ministre délégué au Budget, a prévenu que « la revalorisation du point d'indice n'est pas prévue dans le budget 2013 ».

Très remonté, FO soupçonne le gouvernement de multiplier les concertations pour gagner du temps. « De groupes de travail en groupes de travail, les annonces sont reportées », peste Claude Simoneau. Un point de vue que ne partage pas la CFDT : « On ne peut pas prôner un dialogue social de qualité et ne pas prendre le temps », estime Brigitte Jumel, secrétaire générale de l'Union des fédérations CFDT de la fonction publique et assimilés. Qui précise toutefois vouloir elle aussi sortir du « verrouillage du point d'indice ».