La CFDT critique, malgré quelques évolutions qui restent insuffisantes

Publié le 17/10/2017 à 11H40
Le ministre en charge de la Fonction publique, Gérald Darmanin, a ouvert à 15 heures lundi 16 octobre le rendez-vous salarial. Aux annonces du ministre, la CFDT Fonctions publiques a exprimé ses critiques tout en relevant certaines évolutions.

La mise en œuvre de PPCR sera décalée d’un an à compter du 1er janvier 2018 (les mesures 2018, 2019 et 2020 deviendraient 2019, 2020 et 2021). Pour la CFDT, une telle déclaration est une triple remise en cause :

  • La première relève d’abord du respect dû aux agent.e.s publics dans leur ensemble, de leurs carrières, de la reconnaissance de leurs qualifications et de leur engagement dans l’exercice quotidien de leurs missions au service de l’intérêt général.
  • La deuxième touche à leur pouvoir d'achat dont une nouvelle dégradation viendrait confirmer ce que les agents mesurent au quotidien dans leurs conditions de vie.
  • La troisième procède du dialogue social lui-même et du respect de la parole de l'État : les mesures PPCR procèdent en effet d’un long processus de concertations puis de négociations. Mais il convient aussi de rappeler que PPCR n’avait pas déboucher sur un accord majoritaire puisque CGT, FO et Solidaires n’avaient pas signé avant de demander maintenant le respect du protocole !

Sur l’indemnité compensatrice de la CSG après avoir entendu les arguments des organisations syndicales, le ministre a finalement accepté d’élargir la compensation à tous les agents y compris les entrants (nouveaux recrutés…) à partir de 2018. Le montant de l’indemnité 2018 sera calculé sur la base de la rémunération 2017, et réactualisé en 2019 sur la base de 2018.

Sur la Gipa, frais de mission, indemnités kilométriques, indemnités de sujétions diverses (nuits, astreintes, etc.), la CFDT est satisfaite de voir soit les textes appliqués pour la Gipa, soit le dossier enfin ouvert pour les indemnités. Mais nous ne nous prononcerons qu’après la concertation et le niveau des réévaluations proposées.

Sur la perspective de négociations :

  • sur les rémunérations : la CFDT n’est pas demandeuse d’une négociation qui remettrait en cause les grands équilibres des rémunérations car nous sommes attachés aux mesures générales, mais bien d’une négociation qui vise à donner des perspectives d’amélioration du pouvoir d’achat des agents, quel que soit leur statut, fonctionnaire ou contractuel. 
  • Sur la protection sociale complémentaire : le souhait de la CFDT porte bien sur l’ouverture d’une négociation sur la participation financière des employeurs publics à la protection sociale complémentaire en santé et prévoyance de l’ensemble des agents publics.

Au final, si la CFDT exprime des critiques tout en relevant certaines évolutions, nous regrettons vivement que l’année 2018 s’annonce aussi négative pour les agents : suspension de la mise en œuvre de PPCR, gel de la valeur du point, et poursuite de la hausse de 0,27 point de la cotisation retraite comme c’est le cas chaque année depuis la réforme de 2010.